La route de la mort, traversé un désert en plein mois de juillet en moto?


Dans mon précédent article, j’arrête mon récit à mon arrivée à Bishop en Californie.  Après un repas bien mérité et un repos encore plus mérité (on dira ce qu’on veut, mais combattre des courbes en montagne dans un paysage à couper le souffle, ça épuise un homme!) je me réveil à 4 heures du matin avec deux buts en tête. Il faut souligner que le concessionnaire Dudley-Perkins qui m’a loué la moto m’a également fourni un cadenas.  Bizarrement, se promener sur un Harley-Davidson, permet de faire des rencontres étonnantes et surtout d’échanger des informations lors de ces rencontres entre motards.  On échange sur les motos bien sûres, mais aussi sur les différentes routes qui offrent le meilleur chemin.  Il faut aussi dire que de louer une moto assure d’avoir un modèle récent en qui on peut avoir confiance, surtout quand on s’apprête à traverser un des déserts les plus arides de la planète.

La vallée de la mort en Harley-Davidson

La vallée de la mort en Harley-Davidson

En premier lieu, je veux pouvoir franchir un maximum de distance dans cette contrée désertique afin de profité de l’air frais (et frais il est à cette heure, presque le point de congélation!) surtout qu’en plein mois de juillet il fait une température moyenne de 46 degrés il faut planifier sa traversée du désert avec un minimum d’effort.  Il faut noter qu’en date de mon passage, un écriteau (brillamment situé en plein milieu de l’endroit le plus chaud sur terre) affichait le nombre de morts depuis le début de l’été.  Je suis donc arrivé aux portes de Death Valley vers les 6 heures du matin et entamé mon périple avec 6 litres d’eau dans mes sacoches de moto, dont deux litres bien congelés, grâce aux bons soins de mes hôtes de la veille à Bishop.

En entrant dans le parc, on circule en direction ouest en bien à l’ombre des montagnes pendant quelques kilomètres, ce qui nous laisse dans une ombre relative jusqu’à ce qu’on arrive sur une crête où l’on roule sur un plateau désertique pendant plusieurs minutes.  La sensation de solitude (c’est normal à cette heure me direz-vous!) est assourdissante et plus on avance, plus le paysage change pour devenir de plus en plus aride.  Il y a de ça et là de petits bosquets de végétation rachitique qui nous laisse croire que quelque chose à déjà vécu ici, mais plus bizarrement, il y a parsemé de part et d’autre quelques grands cactus ou arbre bizarres que je ne saurais identifiés.

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Tout d’un coup, une aire de vue panoramique nous offre le spectacle tant attendu, la vallée de la Mort dans toute sa splendeur, c’est le début de la descente aux mènera au plus bas niveau du sol américain, sous le niveau de la mer.  Cette descente le long d’une falaise escarpée se fait tout en douceur et en courbes pour notre plus grand plaisir et nous offres des paysages à couper le souffle.

Quand on arrive au plus bas de cette vallée, tout semble tellement irréel, qu’on se croirait sur une autre planète.  Cette nature désertique et aride nous impose un silence qu’on n’ose pas interrompre, si ce n’est que pour reprendre la route! Il ne fait aucun doute que rien, absolument rien ne peut survivre dans cet environnement bien longtemps, il y fait tellement chaud et pourtant, quand je regarde ma montre, il n’est que 9 heures du matin…

Au détour d’une deuxième crête de montagne, on tombe encore plus creux dans ce désert de plus en plus chaud, pour finalement arrivé dans le cœur de cet enfer où il y a des dunes de sable, comme dans un désert africain.  Est-ce que j’ai mentionné qu’il fait chaud comme en enfer?  Bien que la plupart des gens soit en short avec petite sandale, nous en moto nous sommes habillé en bottes et jeans et en manches courtes.  Oui, moi qui ne déroge que très rarement à ma règle d’or de bien me vêtir lorsque je fais de la moto, cette fois je me suis permis une exception, car avec un casque, en jeans et botte, à 46 plus degré Celsius, on a l’impression de cuir dans ses vêtements.  De plus, dans cet endroit, la déshydratation vous guette à plusieurs tournants,  car avec le vent chaud, on n’est pas conscient de se déshydrater rapidement, il faut donc boire régulièrement et je
dois dire que mes six litres d’eau sont déjà pas mal entamés.


Après les dunes on remonte tranquillement vers la sortie de ce désert aride qu’est Death Valley.  Chose que nous avons tendance à oublier rapidement, ce n’est pas parce qu’on est sorti dû de cette vallée qu’on est sortis du désert pour autant.  Il ne faut pas non plus oublier que dans ce nouveau désert, il est pratiquement midi et que le soleil est à son zénith et qu’il fait très très chaud.  Un petit truc pour ceux qui veulent savoir comment ça fait de rouler en moto dans un désert.  Mettez votre four à 450 Fahrenheit, quand il y est, ouvrez la porte du four avec le visage au-dessus du four; ceci vous donnera l’impression qu’il faut.  Maintenant, roulez comme ça, avec ce vent chaud en plein visage pendant toute une journée.  Ce fut comme ça, sous cette température que je me dirigeai ensuite vers la ville de tous les péchés, Las Vegas.  Une ville qui ne dort jamais et où tout est permis! (ou presque!)

 

Soleil intense et route interminable dans la vallée de la mort

Soleil intense et route interminable dans la vallée de la mort

Il ne faut jamais sous-estimer les dangers que peut représenter la traversée d’un désert en moto. Comme il l’est mentionné sur le site du Death Valley National Park, arrive to survive; arrivez pour survivre.  Il y a du signal cellulaire presque partout le long de la route principale, il y a aussi beaucoup de gens qui s’y aventure en voiture, mais quand même, prévoir cette traversée, vous permettre d’y prendre plaisir et surtout d’en ramener des souvenirs inoubliables.

Prochain article, Départ de Vegas pour Bakersfield en passant par Santa-Barbara!

Cet article à été réaliser grâce à la participation de Harley-Davidson.

Cet article à été réaliser grâce à la participation de Harley-Davidson.

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