Et si la victoire des démocrates vous ramenait sur les routes américaines?
Mardi 3 novembre, les Américains votaient aux élections de mi-mandat. Résultat : les démocrates ont repris le contrôle des deux chambres du Congrès, la Chambre des représentants et le Sénat, dans un scrutin où le coût de la vie était l’enjeu cité en premier par les électeurs. Le nouveau Congrès entrera en fonction le 3 janvier 2027, et les résultats doivent encore être certifiés par les États. Mais la question, pour nous, motards québécois, est ailleurs : est-ce que ce changement de climat politique vous donne envie de remettre les États-Unis sur votre liste de voyages?
Deux ans de bouderie
Depuis le début de 2025, les voyages des Canadiens vers les États-Unis reculent mois après mois. En mai 2026, le nombre de résidents canadiens revenant des États-Unis était inférieur de 25 % à celui d’il y a deux ans — et au Québec, le recul atteignait 33 %. En janvier 2026, c’était déjà le treizième mois consécutif de baisse. Statistique Canada lie explicitement ce changement aux tensions politiques entre les deux pays, et les destinations frontalières comme le Maine en paient le prix. Chez les motards, ça s’est traduit concrètement : des itinéraires mythiques mis sur pause — le Vermont et les Adirondacks à deux pas de chez nous, la Blue Ridge Parkway, le Tail of the Dragon, la Route 66, les déserts de l’Utah. Des routes qu’on roulait presque par réflexe, et qu’on a soudainement cessé de rouler.
Ce que ça change — et ce que ça ne change pas
Un vote ne change pas tout du jour au lendemain. Donald Trump reste président, les tarifs douaniers ne s’évaporent pas par magie, et l’accueil à la frontière dépendra des gestes concrets des prochains mois, pas d’une soirée électorale. Certains d’entre vous diront d’ailleurs que la politique n’a jamais dicté leurs vacances : ils ont continué de rouler au sud comme avant, ou ils choisiront leurs destinations pour les routes, pas pour le Congrès. D’autres, au contraire, verront dans ce résultat un signal : un climat qui s’adoucit, un pays qui redevient accueillant. Et puis il y a la question du portefeuille : le taux de change, le prix de l’essence et celui des hébergements pèsent souvent plus lourd qu’un bulletin de vote dans la décision de partir. Les deux lectures se défendent — et c’est bien pour ça que la question vous revient.
Les États du premier retour
Si l’envie revient, par où recommencer? Les voisins d’abord, peut-être : le Vermont, le New Hampshire, le Maine, les Adirondacks dans l’État de New York — des escapades d’une fin de semaine, parfaites pour tester le terrain. Ou alors, tant qu’à y retourner, autant frapper fort : la Blue Ridge Parkway entre la Virginie et la Caroline du Nord, le Tail of the Dragon à la frontière du Tennessee, la Route 66, les parcs de l’Utah et de l’Arizona, la Pacific Coast Highway en Californie. Clin d’œil de l’actualité : le Texas, bastion républicain, vient d’élire un sénateur démocrate, une première depuis plus de 30 ans — de quoi donner une autre couleur à un voyage au pays des grands espaces.
Alors, on y retourne?
Les routes, elles, n’ont pas changé : elles sont toujours là, de l’autre côté de la frontière, avec leurs virages, leurs diners et leurs couchers de soleil. La seule chose qui a changé, pour l’instant, c’est le climat politique. Alors on vous pose la question franchement : est-ce que la victoire des démocrates vous invite à retourner visiter les États-Unis? Et si oui, quel État irez-vous voir en premier? Dites-le-nous en commentaire — vos réponses dessineront peut-être le prochain itinéraire de Voyage Moto Québec.
Sources
- Résultats des élections de mi-mandat du 3 novembre 2026 (Associated Press, NBC, CBS, CNN, Reuters)
- Desjardins, Études économiques, « Le tourisme intérieur comme réponse au protectionnisme » (31 juillet 2026)
- Statistique Canada, données sur les voyages des Canadiens vers les États-Unis (janvier 2026, 13e mois consécutif de baisse)