Chiricahua : le 64e parc national des États-Unis, et l’entrée est gratuite

Flèches et rochers en équilibre de rhyolite couverts de lichen jaune dans le parc national Chiricahua, en Arizona, avec la plaine et des montagnes au loin sous un ciel bleu

Le 20 octobre 2026, les États-Unis ont un nouveau parc national. Chiricahua, dans le sud-est de l’Arizona, devient parc national après 102 ans comme monument national. C’est le 64e parc national du pays, le quatrième de l’Arizona après le Grand Canyon, la Forêt pétrifiée et Saguaro, et le premier depuis New River Gorge en 2021. La loi, adoptée à l’unanimité au Sénat en septembre après un vote à la Chambre en mars, ne change rien aux frontières : les 12 000 acres restent les mêmes. Ce qui change, c’est le projecteur braqué sur un endroit encore peu connu.

Chiricahua protège un paysage qui ne ressemble à aucun autre. Il y a environ 27 millions d’années, une éruption volcanique a déposé une couche de cendres qui s’est solidifiée en rhyolite. L’érosion y a ensuite sculpté des milliers de flèches, de piliers et de rochers en équilibre qui semblent défier la gravité. Les Apaches Chiricahuas l’appelaient le pays des rochers debout ; les premiers visiteurs, le pays des merveilles de roches. C’est aussi une île dans le ciel : une montagne isolée au-dessus du désert, aux climats étagés, de la prairie à la forêt de pins.

Pour nous, motards, la bonne nouvelle, c’est que ça se visite par la route. La Bonita Canyon Drive est une route asphaltée de huit milles qui part du centre d’accueil et grimpe en lacets jusqu’à Massai Point, à 6 870 pieds — une montée de près de 1 500 pieds. Huit milles aller, huit milles retour : c’est un cul-de-sac, et c’est un cadeau — on voit le paysage sous un autre angle. À Massai Point, un sentier d’un demi-mille fait le tour du belvédère, avec une vue à 360 degrés sur les canyons Rhyolite, Echo et Sarah Deming. La limite de 24 pieds au-delà du centre d’accueil ne vous concerne pas à moto.

Pour s’y rendre, on sort de l’I-10 à Willcox, puis on suit la 186 vers le sud 32 milles, et la 181 sur 4 milles jusqu’à l’entrée. Comptez environ 36 milles depuis Willcox, et deux heures depuis Tucson. À planifier : il n’y a pas d’essence dans le parc. Les stations les plus proches sont à Willcox et à Sunizona, à une trentaine de milles. Faites le plein avant la 186 et téléchargez vos cartes hors ligne : le signal cellulaire est pratiquement inexistant dans le parc.

Carte du parc national Chiricahua montrant la route Bonita Canyon Drive, du centre d'accueil à Massai Point, ainsi que les sentiers et les canyons
Carte routière officielle du parc national Chiricahua, National Park Service (domaine public). Le titre de la carte indique encore « National Monument » — les routes, les sentiers et les limites n’ont pas changé avec la nouvelle désignation.

À pied, la boucle Echo Canyon, 3,3 milles, est la randonnée à faire : elle passe au cœur des formations, entre les parois de rhyolite et les rochers en équilibre. Les randonneurs aguerris peuvent pousser jusqu’au Heart of Rocks, environ 7,3 milles aller-retour, pour les formations les plus célèbres, dont Big Balanced Rock.

Le meilleur moment pour rouler, c’est le printemps et l’automne, quand les températures sont douces. L’été, la chaleur est écrasante et les orages de la mousson éclatent l’après-midi. L’hiver, il peut neiger en altitude et la route peut fermer temporairement. Le parc est ouvert 24 h sur 24, le centre d’accueil de 8 h 30 à 16 h 30. Et voici le détail qui fait sourire : l’entrée est gratuite — pas de frais d’entrée, de stationnement, ni de passe à acheter. Le camping à Bonita Canyon est à part : il faut réserver et payer la nuitée. Avec environ 70 400 visiteurs en 2025, Chiricahua reste tranquille — mais le nouveau titre va attirer du monde.

Soyons honnêtes : sur le terrain, rien n’a changé le 20 octobre. Les mêmes rochers, la même route, les mêmes frontières. Ce qui a changé, c’est le nom sur la carte et l’attention du monde entier. Un parc national gratuit, avec une route de montagne au milieu d’une forêt de pierre : ça vaut le détour. Et vous, mettriez-vous Chiricahua sur votre itinéraire du sud-ouest américain? Dites-nous en commentaire. Et pour d’autres idées de voyages à moto, voyagemotoquebec.com.

Photos

Photo principale : les flèches de rhyolite de Chiricahua. Photo : dconvertini, CC BY-SA 2.0, via Wikimedia Commons.

Sources

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